le 30 avril 2026
À mes amis et voisins de North Vancouver–Capilano,
Aujourd’hui, le premier ministre a annoncé que j’ai accepté son invitation d'occuper le poste d’ambassadeur du Canada auprès de l’Union européenne. C’est à la fois un honneur et un moment très émouvant pour moi et ma famille, car cela signifie que, dans les mois à venir, je quitterai mes fonctions comme député.
J'ai quitté le secteur privé en 2015, car j'étais convaincu que la fonction publique était pour moi la meilleure façon de réaliser ce qui a défini une grande partie de ma vie : lutter contre le changement climatique tout en bâtissant une économie prospère et à faible émission de carbone, capable de créer des opportunités dans toutes les régions de ce pays. J'ai choisi de me porter candidat ici parce que j'étais convaincu que North Vancouver–Capilano pouvait contribuer à guider le Canada – et que le Canada pouvait contribuer à guider le monde – dans cette voie. Cette conviction est encore plus forte aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a dix ans.
Au fil de ces années, j’ai eu le privilège d’occuper les fonctions de député et de ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, de ministre de l’Environnement et du Changement climatique, ainsi que de ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles. Ensemble, nous avons protégé nos côtes, fait progresser une politique climatique ambitieuse, soutenu des projets d’envergure et contribué à bâtir une économie canadienne plus propre et plus innovante, capable de se démarquer et de gagner. Ce travail a exigé des sacrifices, mais je porte un regard serein sur les choix que ma famille et moi avons faits et je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble.
Cette décision n’a pas été facile à prendre. Représenter cette communauté et servir tous les Canadiens au sein du Cabinet a été le plus grand honneur de ma vie professionnelle. Mais 2026 n’est pas 2015. Le monde a profondément évolué, et le Canada est désormais confronté à de nouveaux défis économiques, géopolitiques et environnementaux. Nos relations commerciales les plus proches sont devenues moins prévisibles, et nous sommes mis au défi de renforcer la résilience de notre économie et de nos alliances internationales. Dans ce contexte, le premier ministre m’a demandé d’assumer un rôle différent au service de notre pays – un rôle tourné vers l’extérieur, mais qui reste fortement axé sur la protection et la promotion des intérêts des Canadiens ici, chez nous.
Ma décision d’accepter ce poste repose sur la même motivation qui m’a initialement poussé à m’engager dans la vie publique : un dévouement envers le Canada et la conviction que, à l’heure actuelle, c’est là que je peux contribuer le plus. L’Union européenne est l’un des partenaires clés du Canada – un bloc économique et politique qui partage notre engagement envers la démocratie, les droits de la personne, le respect de la loi et le multilatéralisme. Elle est déjà notre deuxième partenaire commercial et d’investissement, et grâce à l’AECG, à notre Alliance verte et au Partenariat stratégique pour l’avenir, nous renforçons encore notre coopération en matière de commerce, de croissance verte et de sécurité économique. En tant qu’ambassadeur, mon rôle consistera à veiller à ce que ce partenariat apporte des avantages concrets aux travailleurs, aux entreprises et aux communautés canadiennes, y compris ici, sur la Rive-Nord.
Ce rôle est également très important pour notre sécurité. Dans un monde marqué par une concurrence renouvelée entre les grandes puissances, par la guerre en Europe et par l'accélération des effets du changement climatique, l'UE est un partenaire essentiel du Canada en matière de sécurité et de défense. C'est le cas au sein de l'OTAN, dans l'Arctique, en Ukraine, dans les domaines de la cybersécurité et de la sécurité économique, ainsi que dans nos efforts visant à mettre en place des chaînes d'approvisionnement en énergie et en minéraux critiques qui soutiennent les emplois canadiens tout en réduisant notre dépendance vis-à-vis des régimes autoritaires. La Mission du Canada à Bruxelles est le lieu où les domaines du commerce, du climat, de l’énergie et de la sécurité se croisent – précisément les domaines dans lesquels j’ai eu le privilège de servir notre pays ces dernières années.
Certains se demanderont peut-être pourquoi je pars maintenant, et pourquoi je quitte, pour un temps, cette communauté. Je ne pars pas parce que mon attachement à cet endroit s'est dissipé ; au contraire, il n'a fait que grandir. C'est à North Vancouver-Capilano que mes enfants ont grandi et que Tara et moi avons bâti notre vie. C'est là que, à quatre reprises, vous m'avez fait confiance pour être votre porte-parole à Ottawa.
Cette confiance a été le fondement de tout ce que j'ai pu accomplir jusqu'à présent. J'accepte ce nouveau poste, car je suis convaincu que le renforcement de la position du Canada en Europe – en matière de commerce, de climat et de sécurité – constitue aujourd'hui l'un des moyens les plus efficaces de protéger les intérêts à long terme des Canadiens, y compris ceux des habitants de cette circonscription.
L'essence du service public consiste à répondre à la demande de son pays. J'ai pleinement confiance dans le jugement du premier ministre quant aux défis auxquels le Canada est confronté et quant à la manière dont je peux y contribuer le mieux possible. Lorsqu'il m'a demandé d'envisager ce poste, j'ai longuement réfléchi aux sacrifices que cela impliquerait pour ma famille et pour cette communauté, ainsi qu'à l'occasion unique de défendre et de promouvoir les valeurs et les intérêts canadiens à un moment où l'ordre international subit de fortes tensions. En fin de compte, j'ai décidé d'accepter, pas parce que je pensais que ce serait facile, mais parce que je crois que c'est important.
Au cours des prochains mois, je resterai votre député jusqu’à ce qu’une date officielle de transition soit fixée et que mon siège soit libéré. Pendant cette période, mon bureau de circonscription continuera de fonctionner à plein régime, et je poursuivrai mon travail sur les enjeux locaux et nationaux qui vous tiennent à cœur – du logement et des transports en commun à l’accessibilité financière et à la protection de l’environnement. Après mon départ, une élection partielle aura lieu, et vous aurez l’occasion de choisir la personne qui portera votre voix à Ottawa. Je ne serai pas candidat dans cette élection, mais je resterai toujours votre voisin et un fier membre de cette communauté.
Je tiens à remercier de nombreuses personnes.
Tout d’abord, ma femme, Tara, et nos enfants, dont l’amour, la patience et la bonne humeur m’ont soutenu pendant mes longues absences, les votes tard dans la nuit et le rythme effréné de la vie publique. Je leur dois plus que je ne pourrai jamais l’exprimer pleinement. De même, mes parents et mes frères et sœurs, dont le soutien au cours de cette dernière décennie a été indéfectible.
Je tiens à remercier l’extraordinaire équipe composée de collaborateurs et de bénévoles qui a travaillé à mes côtés au fil des ans – au bureau de circonscription, dans mes cabinets ministériels, au sein du comité exécutif de ma circonscription et lors de nombreuses campagnes – et qui a tant fait pour que les habitants de la Rive-Nord soient entendus, aidés et bien servis.
Je tiens également à remercier mes collègues parlementaires de tous les partis, qui partagent la même volonté de servir leurs communautés et dont beaucoup sont devenus de bons amis.
Un grand merci aux fonctionnaires dévoués avec lesquels j’ai travaillé au sein de mes trois postes ministériels. J’ai beaucoup appris et apprécié notre collaboration. Les Canadiens ont la chance d’être servis par tant de personnes attentionnées et engagées qui œuvrent chaque jour pour défendre les intérêts de notre pays.
Et surtout, je tiens à vous remercier, vous, les habitants de cette communauté remarquable, de m’avoir confié la tâche de vous représenter à la Chambre des communes et de faire entendre la voix de la Rive-Nord à Ottawa. Ensemble, nous avons fait face aux incendies et aux inondations, à une pandémie mondiale et à l’incertitude économique. Nous avons fait progresser la réconciliation, lutté contre la pauvreté et abordé des questions cruciales de justice sociale. Nous avons également posé des bases solides pour l’immense tâche qui consiste à transformer notre économie face au changement climatique. Tout au long de ce parcours, votre engagement, votre sincérité et votre conviction que nous pouvons toujours faire mieux m’ont inspirée chaque jour.
J'aime ce pays plus profondément que je ne peux l'exprimer. Je crois, sans l'ombre d'un doute, que le Canada est le meilleur pays au monde – pas parce que nous sommes parfaits, mais parce que nous assumons nos défauts avec honnêteté et que nous ne cessons jamais d'essayer de faire mieux. Notre histoire est celle de la résilience, de la promotion des droits et de la construction d’une société plus inclusive et plus juste. Que cela se poursuive dépendra de notre volonté de défendre nos convictions chez nous et à l’étranger : défendre la démocratie, faire progresser la réconciliation, lutter contre la crise climatique et bâtir une économie qui fonctionne pour tous.
Avoir été votre député et ministre au sein du gouvernement du Canada a été le plus grand privilège de ma vie. Assumer désormais les fonctions d’ambassadeur du Canada auprès de l’Union européenne sera un privilège d’un autre ordre, mais j’y mettrai le même sens du devoir, la même humilité et la même détermination. Je ferai porter les enseignements, les valeurs et les voix de North Vancouver-Capilano dans chaque salle et chaque conversation à Bruxelles.
Du fond du cœur, je vous remercie de la confiance que vous m’avez accordée, de votre soutien et de toutes les façons dont vous m’avez aidé à m’épanouir en tant qu’élu et en tant qu’individu. Je vous en serai toujours reconnaissant, et je serai toujours fier de considérer cette communauté – et ce pays – comme ma patrie.
Cordialement,

L’Honorable Jonathan Wilkinson, C.P., député
North Vancouver—Capilano